Actualité

11 janvier 2018

Bienvenue chez ilotopie

Spectacle sur l'eau-Show on the water-ilotopie-water show-aquatic show

2018, notre siècle a 18 ans et que faisons nous de cette majorité ?

Comme nous le promettent les Californiens, nous aurons bientôt tous 18 ans et pour longtemps, sauf que cette foi transhumaniste sûre de savoir où elle va est déjà derrière nous ; partout, de vastes populations choisissent les chemins non balisés, des futurs horizontaux et l’immortalité de la planète contre celle de quelques individus.

En écrivant le spectacle du monde, les créateurs jettent en commun des rêves et des utopies partageables. Les artistes sont responsables du futur et c’est une telle charge qu’il faut être très nombreux pour la porter.
Mais qui n’est pas artiste ?
A qui profite le silence et l’acceptation ?
Qui empêche les indignations-chorales sur les grandes places publiques du monde de chanter ensemble ?
Qui est dérangé par les libertés expressives de chacun ? de tous ?
L’art sort de soi, l’art sort de tous.
Dénonçons-nous nous même de notre cécité et épaulons les solidarités.

Les pyramides s’érodent avec le temps mais bien des démons en construisent de nouvelles ; attention, nous savons aujourd’hui que les pyramides sont creuses….


Janvier 2017

Lorsque l’on est à l’interface du monde, comme chaque artiste, mais bien sûr aussi comme chaque citoyen, on ne manque pas de chercher toujours le chemin le mieux bordé de poésie et le plus propice à l’invention du futur.

L’histoire sociale et politique récente mène l’espace public, c’est-à-dire nos espaces communs, vers des enjeux de pouvoirs et de compétitions médiatiques internationales ; comme ces fonds d’écran des news télévisées du monde entier, la ville devient la cour de récréation des plus forts, le lieu de la dernière frappe et celui de la suivante…

Nous, artistes des urbanités et des lieux publics, assistons au rapt des espaces du commun par les multinationales, par les législateurs, par les aménageurs, par les publicistes et par les guerriers. Aucune population n’a demandé tout çà, bien évidemment.

Dans cette prise d’otage commerciale et politique, l’art perd ses racines communautaires si difficiles à tresser et dont les arts de la rue sont de bons artisans.

Pour beaucoup d’entre nous, le Vichy ne pétille pas. Nous ne ferons pas des arts de la rue dans un couloir humanitaire avec une demande politico-culturelle de consensus mou et d’animations rigolardes. Par contre, nous pouvons accompagner tous ceux qui se lèvent dans les villes et sur les places car les besoins d’imaginaires sont énormes pour apprendre à voir sans déléguer, à penser sans dogme.

Bruno Schnebelin, artiste chez ilotopie.

 

Rencontrons-nous sur la tournée 2018 !